J’AI PEUR DE DEVENIR UNE CHOSE QUI CREUSE LA TERRE

SYNOPSIS
“ La pièce est une épopée rurale, celle de Shakespeare - coiffeur, Maryline - bistrote, Antonin - paysan, La Mal Coiffée – parisienne installée dans le Cantal, du Maire et d’une Musicienne. Cette troupe singulière a fait le voyage jusqu’à nous pour rejouer ses joies, sa rage et sa solitude dans un monde rural qui se meurt. C’est Shakespeare, le coiffeur du village, qui leur a proposé de monter une pièce de théâtre, Hamlet. Cette tragédie, ielles ont décidé de la jouer à leur manière. Puissants et fiers, les personnages débutent dans une procession lente, ils rendent hommage à celleux qui les ont quittés dans une langue aussi crue que poétique, et par la force de leurs mots, provoquent la dignité dont ils ne jouissent pas” .
Gwenaëlle Martin
INTENTIONS
L’espace de jeu est un lieu de résistance, un lieu fragile et subversif, à l’image de l’esthétique viscérale de Nadège Prugnard. Un espace hybride, saturé d’objets recyclés et détournés, où chaque élément se réinvente pour acquérir de nouvelles fonctions. Tour à tour, cet espace devient salon de coiffure, théâtre bricolé, lieu de convivialité incertain, ou bien terrain de lutte contre la disparition. C’est un lieu qui ne choisit pas, qui se refuse à figer sa fonction, un espace en perpétuelle transformation. La terre, répandue progressivement sur le plateau par les personnages, joue un rôle central. Elle n’est pas qu’une matière inerte, elle est mémoire, trace tangible des luttes passées et présentes. Dans une forme presque ritualisée, elle dessine un passage secret, un seuil vers un autre monde. Cet autre monde, c’est celui de la Musicienne, derrière le large rideau de velours qui recouvre le mur du lointain. Dos au public, entourée de ses instruments, elle crée la symphonie du monde invisible. Nous ne verrons jamais son visage. Le temps, dans cet espace, se distord. La marche des personnages devient un motif récurrent, ombres projetées, tremblements des rideaux, silhouettes traversant la scène comme une farandole sans fin. À la mort de Shakespeare, tandis que l’on quitte lentement les lieux, la farandole des ombres continue de vibrer, incarnant à la fois les fantômes et la réinvention d’une campagne qui, malgré tout, refuse de disparaître.
CRÉDITS
Mise en scène : Gwenaëlle Martin
Collaboration artistique : Laëtitia Juan Samah
Musique : Valentin Moncler
Lumières : Flora Gautier et Bérénice Durand-Jamis
Scénographie : Elise Villatte
Avec : Maëlys Certenais, Victoria Chéné, Louisa Chas, Alice Jalleau, Valentin Moncler et Lili Thomas
Construction du décor : Ateliers de la Maison de la Culture de Bourges / Scène Nationale
01-03. Captation, Baptiste Malbéqui, 2025
04. Dessin, Elise Villatte, 2025
05-07. Elise Villatte, 2025
Collaboration artistique : Laëtitia Juan Samah
Musique : Valentin Moncler
Lumières : Flora Gautier et Bérénice Durand-Jamis
Scénographie : Elise Villatte
Avec : Maëlys Certenais, Victoria Chéné, Louisa Chas, Alice Jalleau, Valentin Moncler et Lili Thomas
Construction du décor : Ateliers de la Maison de la Culture de Bourges / Scène Nationale
01-03. Captation, Baptiste Malbéqui, 2025
04. Dessin, Elise Villatte, 2025
05-07. Elise Villatte, 2025